En bref

Une société radiée d'office au REQ ne peut plus exercer légalement. La révocation de radiation la remet en vigueur rétroactivement : demande, déclarations en retard et droits de 134 $. Service complet à 995,16 $ chez Labo Legal, pénalités en sus.

La réponse courte : oui, une société radiée d'office peut être réactivée. La procédure s'appelle la révocation de radiation, elle passe par le Registraire des entreprises du Québec, et elle exige de régulariser tout ce qui a causé la radiation : déclarations en retard, droits impayés et pénalités accumulées. Voici à quoi vous attendre, concrètement.

Pourquoi votre société a-t-elle été radiée?

Dans l'immense majorité des cas, pour une raison banale : les déclarations de mise à jour annuelles n'ont pas été produites deux années de suite. Le Registraire radie alors la société d'office. Beaucoup d'entrepreneurs le découvrent par accident, au moment d'ouvrir un compte, de signer un bail ou de vendre : le nom de la société apparaît au registre avec la mention « radiée », et tout s'arrête.

Quelles sont les conséquences d'une radiation?

Elles sont sérieuses. La société radiée perd son existence juridique : elle ne peut plus valablement contracter, ester en justice ou donner des garanties. Ses biens peuvent, à terme, être dévolus à l'État. Et pendant ce temps, les obligations continuent de courir. Une entreprise qui fonctionne avec une société radiée navigue sans coque : chaque contrat signé dans cet état est fragile.

Comment fonctionne la révocation de radiation?

La logique est simple : réparer, puis demander. Il faut produire toutes les déclarations de mise à jour manquantes, payer les droits annuels impayés et les pénalités accumulées au fil des années, puis déposer la demande de révocation avec ses frais propres. Une fois la demande traitée, la société est réputée n'avoir jamais cessé d'exister, ce qui sécurise rétroactivement ce qui a été fait entre-temps. Des résolutions corporatives de régularisation complètent le dossier pour remettre la vie interne de la société au propre.

Combien ça coûte, et combien de temps ça prend?

Le coût total dépend du nombre d'années de retard : chaque année manquée ajoute ses droits et ses pénalités. C'est pourquoi notre service commence toujours par consulter votre dossier et chiffrer le montant exact, que vous approuvez avant que nous procédions. Ces sommes gouvernementales s'ajoutent aux honoraires du service et vous sont refacturées au coût réel, sans majoration. Côté délais, comptez le temps de régulariser le dossier puis le traitement du Registraire, généralement quelques semaines au total.

Combien de temps, vraiment

Tout dépend de qui pilote le dossier, et l'écart est considérable.

Une personne qui s'en occupe seule doit d'abord obtenir un accès au dossier, souvent sans code clicSÉQUR, produire les déclarations manquantes une par une, calculer les droits et pénalités dus pour chaque année, puis déposer la demande de révocation et attendre son traitement. Entre les allers-retours, les pièces à retrouver et les corrections demandées, il faut généralement compter plusieurs semaines, parfois davantage si le dossier accumule plusieurs années de retard.

À titre d'intermédiaire accrédité auprès du Registraire, nous accédons directement au dossier de votre entreprise, sans votre code clicSÉQUR. Nous voyons immédiatement les années manquantes et le montant exact dû, nous préparons l'ensemble des déclarations en une seule opération et nous déposons la demande de révocation dans la foulée. Pour un dossier ordinaire, nous sommes souvent en mesure de clore le tout en 2 à 3 jours ouvrables.

Cette différence n'est pas cosmétique lorsqu'une transaction est en cours. Une vente qui doit se conclure, un financement à décaisser, un bail à signer, un appel d'offres à déposer : dans ces situations, la vitesse de régularisation vaut souvent bien plus que son coût. Les sommes gouvernementales, elles, restent les mêmes quelle que soit la voie choisie ; nous vous les chiffrons et vous les approuvez avant que nous procédions.

Ce qui s'est passé pendant la radiation

La révocation rétablit la société, mais elle ne dispense pas de faire l'inventaire de la période écoulée. Plusieurs situations méritent une vérification immédiate.

Les contrats signés pendant la radiation d'abord. Ils ont été conclus au nom d'une entité qui n'avait plus d'existence juridique. L'effet rétroactif de la révocation vise justement à sécuriser ces actes, mais la prudence commande de les recenser et, pour ceux qui comptent vraiment, de les faire confirmer par écrit par le cocontractant une fois la société rétablie.

Les assurances ensuite. Une police souscrite par une personne morale radiée peut donner à l'assureur un argument de refus au moment d'une réclamation. Signalez la régularisation à votre courtier et demandez confirmation écrite du maintien de la couverture pour la période concernée.

Les recours judiciaires enfin, et c'est le point le plus sournois. Une société radiée ne peut pas valablement intenter une action pour recouvrer ce qu'on lui doit. Or les délais de prescription, eux, continuent de courir pendant ce temps. Une créance importante peut donc devenir irrécouvrable pendant que vous ignoriez que votre société était radiée. Si des sommes vous sont dues, c'est la première chose à vérifier, avant même de lancer la révocation.

Le sort des biens

La radiation ne fait pas disparaître les actifs du jour au lendemain, mais elle enclenche un mécanisme qui, avec le temps, peut mener à leur dévolution à l'État. Immeuble, équipement, comptes bancaires, propriété intellectuelle, tout ce qui appartenait à la société se trouve dans une situation instable tant que la situation n'est pas corrigée.

La leçon pratique est simple : plus la radiation dure, plus la régularisation se complique et plus le risque de perte augmente. Une société radiée depuis huit mois se rétablit sans grande difficulté. Une société radiée depuis huit ans, détenant un immeuble, avec des administrateurs décédés ou introuvables, devient un dossier d'une tout autre nature. Si vous découvrez une radiation, l'urgence est réelle même si rien ne semble bouger.

Révoquer, ou constituer une nouvelle société

La question se pose légitimement quand les arriérés s'accumulent, et le calcul mérite d'être fait honnêtement des deux côtés.

Une nouvelle société coûte moins cher qu'une révocation chargée de plusieurs années de droits et de pénalités. Mais elle repart de zéro, et ce « zéro » a un contenu : nouveau numéro d'entreprise, nouvelles inscriptions fiscales, nouveaux comptes d'employeur, permis et licences à redemander, historique de crédit inexistant, contrats à céder un par un avec l'accord de chaque cocontractant. Les baux, les ententes de financement et les contrats publics comportent fréquemment des clauses qui rendent cette cession difficile, voire impossible sans renégociation. Et le nom, s'il n'a pas déjà été pris, devra de toute façon être vérifié à nouveau.

La règle empirique qui se dégage de notre pratique : dès que la société détient des actifs, porte des contrats en cours, emploie du personnel ou dispose de permis sectoriels, la révocation est presque toujours la bonne décision, même si la facture initiale surprend. La nouvelle constitution ne s'impose que pour une coquille sans activité, sans bien et sans engagement. Dans ce dernier cas, on prendra soin de fermer proprement l'ancienne par une dissolution plutôt que de la laisser radiée indéfiniment.

Après la révocation, prendre les moyens que cela ne recommence pas

La radiation est presque toujours un problème d'adresse, pas de mauvaise volonté. Les avis du Registraire partent vers le siège inscrit, et si celui-ci est resté à l'ancien bureau du comptable ou à un logement quitté depuis longtemps, personne ne voit rien venir. Profitez de la régularisation pour corriger l'adresse du siège, valider la liste des administrateurs inscrits et fixer un rappel annuel pour la déclaration de mise à jour. Ces trois gestes coûtent une heure et suppriment la cause d'origine.

Questions fréquentes

Ma société radiée existe-t-elle encore?

Non : la radiation d'office lui retire son existence juridique au registre. Elle ne peut plus valablement contracter. La révocation de radiation la fait renaître, avec effet rétroactif, comme si elle n'avait jamais cessé d'exister.

Combien coûte une révocation de radiation au Québec?

Notre service est à prix fixe, frais de la demande au REQ inclus. S'y ajoutent les droits annuels impayés et les pénalités accumulés selon le nombre d'années de retard, refacturés au coût réel. Nous chiffrons le total exact avant de procéder et vous l'approuvez.

Combien de temps prend la remise en vigueur d'une société radiée?

Le temps de produire les déclarations manquantes et de régler les sommes dues, puis le délai de traitement du Registraire : comptez généralement quelques semaines pour l'ensemble du processus.

Les montants gouvernementaux à jour figurent dans le coût de la révocation.